Jens MüllerQuelle(s) fonction(s) occupes-tu à la locale et au sein d’Ecolo en général ?

J’étais candidat d’ouverture sur la liste d’Ecolo-Groen pour les élections communales de 2012 et cette expérience m’a donné envie d’aller plus loin dans mon engagement. J’ai donc décidé de rejoindre Ecolo comme militant en décembre 2012. Depuis mars 2013, je suis responsable de l’accueil des nouveaux membres au sein de la Locale et y coordonne aussi, conjointement avec Nicola Santini, le groupe de travail “Ixelles-Europe“. Je suis également membre du secrétariat local.

Pourquoi milites-tu chez Ecolo en général, et à Ixelles en particulier ?

Pour moi, Ecolo est le parti qui porte un vrai projet d’avenir, basé sur la durabilité dans toutes ces dimensions : écologique, sociale économique. Ecolo défend l’intérêt général, en y incluant l’avenir des générations futures. Je suis convaincu que cette démarche nous permettra de trouver une réponse adaptée aux différents défis qui existent au sein de notre société, allant de l’égalité de toutes et tous, en passant par le développement durable de nos villes et villages jusqu’à la création de nouveaux emplois.

Ce qui me fascine le plus chez Ecolo, c’est sans doute la passion avec laquelle les militants écologistes se battent à tous les niveaux pour une cause commune. C’est vrai qu’on s’énerve souvent – mais pour de bonnes raisons et parce qu’on ne veut pas accepter les injustices que l’on voit tous les jours. C’est particulièrement vrai à Ixelles, car c’est une commune qui a tous les atouts, mais ne considère pas les problèmes de logement, de mobilité ou d’urbanisme.
De plus, j’apprécie le fait qu’Ecolo aille au-delà des frontières communautaires et linguistiques. C’est cette ouverture qu’on veut aussi mettre au centre du travail de notre groupe “Ixelles-Europe” : On voudrait que tous les Ixellois vivent vraiment ensemble et pas seulement les uns à côté des autres. Il y a d’importants clivages sociaux et linguistiques que l’on voudrait surmonter.

Depuis quand habites-tu à Ixelles, et pour quelle(s) raison(s) as-tu choisi cette commune ?

Je suis arrivé à Ixelles en 2009, après avoir passé quelques mois à Saint-Josse-Ten-Noode et Auderghem. A la base, j’ai quitté l’Allemagne pour faire deux stages dans le domaine politique à Bruxelles. Ensuite, j’ai décidé de faire un Master en Economie européenne à l’ULB et c’est pour cela que je me suis installé à Ixelles. A part la proximité de l’université, c’était avant tout la mixité sociale et ethnique d’Ixelles qui m’a attiré. Et évidemment le charme de ses rues et places. Quand je me balade à Ixelles, je découvre toujours quelque chose de nouveau : un petit atelier que je ne connaissais pas encore, un nouveau café, un parc bien caché. Comme Bruxelles en général, la commune est toujours en évolution et me semble plus dynamique que bien d’autres villes européennes.

Parle-nous de ton quartier : qu’est-ce que tu y apprécies, qu’est-ce qui devrait être changé/amélioré ?

J’habite en face l’hôpital d’Ixelles, sur le territoire de l’ancien hôpital militaire. C’est un quartier qui est très bien situé, près de la place Flagey et des étangs, mais qui est aussi relativement calme. J’aime la mixité du quartier et les petites rues aux alentours.

Ce que je n’apprécie pas, par contre, c’est que la Commune néglige cette partie d’Ixelles. Il y a très peu d’activités pour les jeunes, beaucoup de magasins et cafés doivent fermer après quelques mois d’existence et je ne vois aucune vision pour le développement de ce quartier. Le Pavillon Rodin au croisement de l’Avenue de la Couronne et de la Rue Rodin en est peut-être l’illustration la plus flagrante : c’est un très joli bâtiment qui est vide depuis des années. Or, on pourrait y installer des associations ou une maison de quartier. Tout en sachant que les ateliers de l’Aulne, destinés aux jeunes, sont menacés.

Enfin, la Commune a un peu oublié les besoins des cyclistes. Quand les rues ont été refaites, on n’a pas pensé à donner un peu plus de place aux gens qui se déplacent à vélo. Si j’aime beaucoup mon quartier, il y a donc encore beaucoup de choses à améliorer – et ce n’est pas qu’une question d’argent, mais avant tout de volonté. Les habitants, en tout cas, sont motivés !

Tu deviens bourgmestre demain : quelle est ta première décision ?

Si pour un instant, on oublie qu’en tant que ressortissant allemand, je ne peux devenir bourgmestre, la première chose que je ferais, serait d’annuler la coupe dans le budget destiné aux associations ixelloises. La décision de réduire ces subsides est tellement erronée qu’on dirait un mauvais poisson d’avril. L’effet budgétaire est très modeste, mais l’effet sur la motivation des nombreux bénévoles est désastreux. On donne le signal : on n’apprécie pas votre travail – et va plutôt mettre dix fois plus d’argent dans des projets pharaoniques comme le nouvel îlot communal. Incroyable !

À Ixelles, on peut te croiser…

A la Place Flagey, à l’Abbaye de la Cambre ou autour de l’ULB.

Élections 2012 : Ecolo et Groen sur la ligne de départ

Ce 4 juillet, Ecolo et Groen ont présenté leurs candidat-e-s et leur projet pour Ixelles dans la perspective des élections communales du 14 octobre. La conférence de presse s'est tenue dans le local de campagne ouvert au 18 rue Malibran, au coeur du quartier populaire...