En septembre, Ecolo s’était inquiété du conflit social en cours au CPAS d’Ixelles et à la Résidence Van Aa. Geoffrey Roucourt, conseiller communal, était intervenu en Conseil communal, pendant que nos mandataires au CPAS bataillaient aussi pour qu’une solution soit trouvée rapidement. A la demande d’Ecolo, une réunion conjointe entre le Conseil communal et le Conseil du CPAS a été organisée. Notre objectif était d’avoir un échange constructif afin de sortir du conflit. Mais la bourgmestre en a décidé autrement. Elle a interdit que les membres du Conseil du CPAS prennent la parole et, par ailleurs, aucun “technicien” du CPAS ou de la Résidence Van Aa n’étaient présents pour répondre à nos questions. Nous n’avons eu droit qu’à la version du Président et de la Secrétaire du CPAS. Le conflit perdure. C’est pourquoi Geoffrey Roucourt interpellera le Collège à ce sujet lors de la séance publique du Conseil communal ce jeudi 23 novembre 2017. Nous voulons des réponses claires pour rétablir une gouvernance “normale”, regagner la confiance des travailleuses et travailleurs et du Comité directeur ainsi que sur les engagements de personnel. 

Tant du côté des organisations syndicales que du Comité directeur, rien n’a bougé. Leurs desideratas sont toujours les mêmes, leurs préoccupations aussi. Il en est de même de nos représentant-e-s au sein du Conseil du CPAS. La situation est plus que préoccupante. Il s’agit d’une crise jamais connue auparavant. Celle-ci est principalement liée à la manière dont le diagnostic organisationnel a été initié, mené et utilisé. S’ajoute à cela une situation très difficile à Van Aa restée des mois sans réponse. La rupture de confiance est grande et touche tous les échelons.

Grève au CPAS et à Va Aa, grave rupture de confiance entre le comité de direction et la Secrétaire, entre le Conseil et la Secrétaire. Ajoutons à cela un climat délétère et un mal-être dans presque tous les services. Nous espérons que l’intervention demandée aux services de conciliation sociale du SPF Emploi, Travail et Concertation sociale permettra de pacifier la situation à Van Aa dans l’intérêt des résident-e-s et des travailleuses et travailleurs.

Ecolo demande au Collège et, en particulier, au Président et à la Secrétaire du CPAS, de mesurer l’ampleur du mal-être vécu par le Comité directeur et par les travailleuses et travailleurs. Le président dit vouloir rétablir la confiance mais cet objectif restera un vœu pieux sans reconnaissance préalable des erreurs commises, sans reconnaissance des raisons de la rupture de confiance. C’est la seule piste de solution réaliste, sans l’adoption, ensuite, de modalités de communication et de direction transparentes, respectueuses des faits et des personnes.

Pour nous, les projets qui ont un impact direct sur le bien-être, la charge de travail et les perspectives de développement des membres du personnel doivent être prioritaires. Il en est de même de pour les projets portés, parfois depuis longtemps, par les membres du Comité directeur.

Nous déplorons l’obstination du Président et de la Secrétaire à ne pas reconnaître les erreurs commises. Nous déplorons aussi les pressions exercées sur certains membres de la majorité du CPAS qui sont aussi conscients que l’opposition des sérieux problèmes de gouvernance qu’il connaît.

Lors du Conseil communal de ce jeudi 23 novembre 2017, nous attendons des réponses à nos questions, à savoir :

  1. Monsieur le président du CPAS est-il prêt à reconnaître les « erreurs » commises et notamment l’attribution douteuse d’un marché et la réception tout aussi problématique de ce marché ?
  2. Que compte-t-il faire pour rétablir une gouvernance « normale » ?
  3. Quelles sont les étapes à venir dans le dossier Van Aa ?
  4. Quels sont les engagements vraiment supplémentaires qui vont être réalisés, pas seulement en remplacement des départs ou pour assurer de nouvelles missions, notamment au service social et à Van Aa ?

La colère des travailleuses et travailleurs et celle du Comité directeur est grande, la nôtre l’est autant. Pour remplir ses missions essentielles, le CPAS doit pouvoir fonctionner sereinement. Cela fait défaut depuis plusieurs mois et il est temps que la majorité et le Président du CPAS prennent leurs responsabilités.

Retrouver ici l’intégralité de l’interpellation de Geoffrey Roucourt au Conseil communal du 23 novembre 2017.