Ces dernières semaines, la police de la zone Bruxelles-Capitale-Ixelles a intensifié ses contrôles au Parc Maximilien. Ce parc “abrite” de nombreuses personnes ayant fui leur pays, souvent des situations de guerre, de conflit ou de répression. Pourtant, le gouvernement fédéral et notre zone de police, considèrent manifestement ces personnes comme des criminel-le-s alors que ce sont des victimes.

La police bruxelloise a annoncé il y a peu son intention d’intensifier les contrôles et la pression sur ces personnes. Le groupe Ecolo-Groen au Conseil de police s’étonne que la zone soutienne à ce point la politique du gouvernement fédéral N-VA-MR.

Geoffrey Roucourt et Audrey Lhoest, conseillers de police, condamnent fermement une politique inhumaine et indigne d’un Etat de droits et dénoncent les confiscations et la destruction des biens des occupant-e-s du Parc Maximilien par les policiers.

Ce mercredi 7 septembre 2017, l’ONG Médecins du Monde faisait état dans un communiqué des violences policières subies par ces personnes déjà fragilisées. Selon l’ONG, qui constate une augmentation des blessures des occupant-e-s, “certaines sont clairement la conséquence des raids et des actions de la police à Bruxelles ces dernières semaines”.

Ces violences sont inacceptables. Ainsi, Ecolo-Groen invite les ONG actives au Parc Maximilien à saisir tous les acteurs du contrôle policier : le contrôle interne de la zone de police et le Comité P.

En outre, Ecolo-Groen réclame que des enquêtes soient menées quant aux actes de destruction et de violences pratiqués par certains agents de la zone de police.

La zone de police tire fréquemment et à juste titre la sonnette d’alarme quant à son manque de personnel et de moyens. Ecolo-Groen s’étonne dès lors que la zone recourt à un tel nombre d’agents et de moyens disproportionnés pour chasser des victimes. Le territoire est par ailleurs toujours en niveau 3 d’alerte terroriste. Nous demandons à la zone qu’elle concentre ses moyens pour ses missions essentielles de sécurité des habitant-e-s!

Enfin, contrairement à l’exemple lamentable donné par les Etats membres de l’UE, il est essentiel que les différents niveaux de pouvoir belges trouvent, ensemble, une solution humaine et digne pour l’accueil (et tout ce que cela implique) de ces personnes. Actuellement, les ONG et les citoyen-ne-s font le travail des autorités publiques, faute de volonté politique.